Rapport d’étude : Comportements alimentaires en lien avec la santé des jeunes de 16 à 25 ans en région Provence-Alpes-Côte d’Azur


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Étude

• recherche-action
• menée auprès de 224 jeunes (Lycéen(ne)s, apprentis, suivis par la Mission Locale) et 53 professionnels (de santé, de la restauration scolaire, de l’alimentation…)
• mars 2012 / mars 2013

Rapport

• Présentation des résultats de l’étude : Projet de publication en cours
• Traitement quantitatif / analyse qualitative
• Synthèse en fin de chapitres de l’analyse qualitative ⇢ repère : « ••• L’essentiel »

Sommaire

_ I. Projet initial : deux objectifs
I. 1. Une recherche de fond
I. 2. Une expertise en vue de plan(s) d’action

_ II. Méthodologie mise en œuvre

_ III. Traitement quantitatif

_ IV. Analyse qualitative

_ IV. 1. Sept constats phares
1. Le goût au cœur des comportements alimentaires des jeunes
2. Cuisine « maison » versus alimentation industrielle
3. D’abord des féculents, ensuite des protéines
4. « Le bio, c’est bio-coup plus cher. »
5. Commensalité : « Les repas, ça se partage ! »
6. La « cantine » du lycée ou la liberté à l’extérieur
7. Le sport, l’alimentation et la santé

_ IV. 2. Sept idées reçues à déconstruire
1. « Les jeunes ne prennent pas de petit déjeuner. »
2. « Les jeunes grignotent toute la journée. »
3. « Les jeunes mangent tout le temps au snack ou au fast-food. »
4. « Les jeunes ne boivent que du Coca®. »
5. « Les jeunes ne mangent pas de légumes. »
6. « Les jeunes ne font pas le lien entre alimentation et santé. »
7. « Les jeunes mangent mal. »

_ IV. 3. Synthèse sur les continuités, transitions et ruptures des jeunes de 16 à 25 ans

_ IV. 4. Éléments de réponse à la question des spécificités régionales

_ V. Préconisations

_ Annexes
1. Proposition de réajustement méthodologique
2. Extraits du Rapport de synthèse : Première partie
3. Liste des nom / âge / statut des 224 jeunes rencontrés

_ Table des matières

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I. Projet initial : deux objectifs

I. 1. Une recherche de fond

Répondre à une question de santé publique sur le thème des comportements alimentaires des jeunes ne peut s’envisager sous le seul angle nutritionnel ni se réduire au discours alarmiste actuel, qui tend à « pathologiser » l’alimentation des jeunes ou à voir à travers eux des sujets à risques (troubles physiques ou psychiques).

Mener une campagne et des actions de sensibilisation (note 1) sur le lien entre alimentation, activité physique et santé ou de prévention sur la « malbouffe », le surpoids et l’obésité, à l’attention de la population « jeunes », implique de connaître finement qui ils sont, ce qu’ils mangent, ce qu’ils en disent, comment ils le vivent et se le représentent, que ce soit en famille, en groupe, entre pairs ou seuls. Or, les jeunes ne sont pas une population homogène, autrement dit, il est autant de jeunes que d’histoires personnelles, familiales et sociales. Une étude qualitative, en prenant en compte la diversité des populations et la pluralité des situations, à l’aide d’indicateurs socio-démographiques (zone résidentielle, type d’habitat, âge des parents, configuration de la famille…) et socio-culturels (niveau d’étude/profession, histoire migratoire, confession religieuse…), permettra d’en repérer de manière approfondie les constantes, les variantes et les nuances.

Avec l’entrée au lycée ou dans l’insertion professionnelle, les jeunes font l’expérience de l’autonomisation et d’une plus grande prise en charge d’eux-mêmes, et notamment de leur alimentation et de leur santé. Mieux connaître les jeunes permettra de mieux les accompagner dans cette étape et, ainsi reconnus dans leurs spécificités, ils seront plus enclins à tenir compte des recommandations diététiques et nutritionnelles adaptées, et non plus indifférents, culpabilisés ou alarmés.

Dans cette perspective collaborative, entre recherche et action, les réponses aux questions qu’apporte en amont une recherche de fond permettront à une politique de santé publique de trouver des solutions aux problèmes, grâce à des connaissances approfondies et à des outils efficaces, puisqu’adaptés à la réalité du terrain.

I. 2. Une expertise en vue d’un plan d’actions

Les résultats de cette recherche de fond devraient permettre aux services de la Région de mieux connaître les comportements alimentaires des jeunes, ainsi que les spécificités liées au territoire (2) et à la dimension socio-culturelle. L’objectif étant ici de leur apporter l’expertise et l’appui méthodologique à la mise en place d’un plan d’actions en direction des apprentis, des lycéens et des jeunes suivis par les Missions Locales, dans le but de promouvoir le développement de l’éducation nutritionnelle et des modes de consommation innovants sur leurs lieux de vie.

Des préconisations ou propositions d’actions sur les questions liées à l’alimentation et à la santé du jeune public seront proposées à la fin de ce rapport.

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Notes :

(1) Actions de sensibilisation également aux méfaits d’une alimentation déséquilibrée ou irrégulière, au « manger moins mais mieux », aux bénéfices tant pour la santé que pour l’environnement de l’agriculture biologique et des circuits courts, à la consommation responsable, raisonnée ou saisonnière, à la diversité des légumes, des céréales, etc. ou aux alternatives aux produits carnés.

(2) au-delà des grandes tendances nationales


Publié dans Documentation, Publications Julie Lioré